Astrolabe N° 51

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Dossier

La période de la drôle de guerre, marquée par l'attente prolongée de l'éclatement du conflit entre la France et l'Allemagne, se solde par la défaite très rapide des armées françaises en mai-juin 1940. Près de deux millions de combattants sont faits prisonniers et transférés dans des camps allemands - les stalags, pour les soldats du rang, et les oflags, réservés aux officiers.

Les dix personnages du récit-cadre de L'Heptaméron[1] de Marguerite de Navarre, surpris par des pluies diluviennes dans les Pyrénées, sont contraints de se réfugier dans l'abbaye de Sarrance.

Bizarrement, une phrase de Goethe qu'il connaît uniquement parce qu'il l'a entendue dans un Lied de Schubert lui traverse l'esprit : Was bedeutet die Bewegung ? Que signifie le mouvement ? Et la réponse est peut-être celle-ci : le mouvement, ici, ne vaut que pour lui.

En 1795 et en 1825 paraissent deux courts récits de voyages pour le moins paradoxaux : Voyage autour de ma chambre et Expédition nocturne autour de ma chambre.

Dans la littérature latino-américaine du XXe siècle, de nombreux écrivains ont fait du voyage une partie fondamentale de leur vie et de leurs écrits. Au début du XXe siècle, le modernista Rubén Dario est le modèle du voyageur lettré.

« Œil mobile, corps immobile, tout est là [...][1] », écrit Jacques Aumont à propos de l'expérience du spectateur de cinéma, comparée à celle du voyage en train.

En peinture, le genre « orientaliste » ne se définit pas tant par une technique, un style ou un courant artistique, que par le thème abordé qui s'exprime en dehors de toute école esthétique et peut se retrouver aussi bien chez le romantique Delacroix, que chez l'ethnographique Gérôme ou l'académique Ingres.

« Tu voyages pour revivre ta vie passée ? [...] Tu voyages pour retrouver ton avenir ? ». Ces deux questions sont issues du roman d'Italo Calvino, Les Villes Invisibles[1].

« Toute œuvre est un voyage, un trajet, mais qui ne parcourt tel ou tel chemin extérieur qu'en vertu des chemins et trajectoires intérieurs qui la composent, qui en constituent le paysage ou le concert[1]».